Portrait – Célia Beauclair, la Chèvrerie de Rilly

Célia Beauclair, la Chèvrerie de Rilly

Une ferme pas comme les autres !

À Cravant, la chèvrerie de Célia Beauclair ne manquera pas de vous surprendre ! C’est ici en Petite Beauce que Célia élève depuis près de trois ans ses chèvres et propose en vente directe de délicieux fromages issus de sa production. Très attachée au local et au circuit court, Célia ne manque pas d’imagination pour faire connaître sa chèvrerie et ses produits au plus grand nombre, tout en valorisant ses confrères et les autres produits du territoire. Des marchés thématiques sont d’ailleurs régulièrement organisés à la chèvrerie, qui se transforme alors en guinguette éphémère. Plus récemment, une tiny house, construite et exploitée par Parcel, a pris place sur la propriété de Célia et accueille des voyageurs désirant se ressourcer au vert.

Rencontre.

Célia Beauclair et ses chèvres © Chèvrerie de Rilly

Célia, quel est votre parcours et comment a débuté ce projet ?

À l’origine, je travaillais dans la gestion de l’environnement, dans un conservatoire d’espaces naturels dans l’Allier notamment. Je me suis retrouvée assise dans un bureau et je me suis dit que ce n’était pas fait pour moi, d’autant plus que j’avais l’impression d’avoir peu d’impact dans la sauvegarde des espèces protégées.

Je me suis réorientée rapidement et j’ai suivi un diplôme agricole en BPREA (Brevet Professionnel Responsable d’Entreprise Agricole), puis j’ai continué avec un certificat de spécialisation caprin. J’ai ensuite travaillé en service de remplacement agricole, dans le Loir-et-Cher et en Indre-et-Loire. Ce qui m’a permis d’aller de ferme en ferme, et de voir ce qui me plaisait ou non.

Un jour, j’ai eu une opportunité ici auprès de la famille de mon beau-père. Son frère était exploitant et partait à la retraite. C’était le bon moment ! Officiellement, je me suis installée fin 2018. C’était vraiment administrativement pour pouvoir démarrer la construction du bâtiment. J’ai acheté mes chevrettes à l’âge de 2 mois en mai 2019, je les ai élevées et elles ont débuté leur production au bout d’un an. Nous avons véritablement commencé la commercialisation en avril 2020.

Pourquoi les chèvres ?

Ce que je voulais à l’origine, c’était de concevoir un produit de A à Z. Avoir la fabrication, mais aussi la commercialisation. Je me suis orientée vers le milieu agricole, car mes études étaient un peu liées à cette thématique et que ça me plaisait bien. Pourquoi les chèvres ? C’est sociable et à taille humaine comparée à des vaches par exemple.

Vous avez débuté votre activité finalement pendant le premier confinement. Comment ça s'est passé ?

La première fois que nous avons ouvert, c’était pendant le premier confinement et ça a été très positif pour nous. Ça nous a fait connaître ! Les gens ne travaillaient pas et pouvaient venir acheter du fromage, c’était autorisé sur l’attestation de déplacement. Nous avons mis en place des mesures barrières, et cela nous a bien aidés dans le lancement. Maintenant, il faut remotiver les gens pour leur donner envie de revenir. Pour un commencement, c’est plutôt positif.

Aujourd'hui, vous faites vos propres fromages, mais pas que ! Que proposez-vous au public ?

Nous diversifions avec l’idée de vendre le plus possible en vente directe. Nous essayons de ne pas faire que du fromage classique. Nous proposons des fromages aromatisés, de la faisselle, ou encore des yaourts. Nous venons de démarrer la semoule au lait, dont la semoule vient du Moulin Laurentais. L’objectif pour nous est de travailler avec du très local. Nous essayons de faire des nouveautés assez régulièrement.

En parallèle, vous organisez des marchés de producteurs. Quel est le principe ?

Nous organisons de manière régulière des marchés, presque tous les mois. Nous en avons fait un en juillet, août, septembre et novembre. Ils ont lieu le samedi et nous essayons de choisir un thème à chaque fois. Cet été pour un marché, nous sommes partis sur le principe que les gens pouvaient acheter à chaque producteur de quoi faire un apéritif sur place. Il y avait du pain, de fromage, du foie gras, ou encore de la bière. Il y a toujours du monde !

Un nouveau projet vient de voir le jour à la chèvrerie. Une tiny house a pris place sur la propriété et dans laquelle vous accueillez des voyageurs. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Cette tiny house fut construite et installée par Parcel, une entreprise privée qui propose des séjours éco-responsable à la ferme. Ils ne s’installent que chez des agriculteurs. C’est la sixième tiny house disponible en France. L’idée est de faire venir les gens à la ferme, de pouvoir échanger avec eux sur notre travail et leur faire découvrir nos produits. Les réservations se font uniquement sur leur plate-forme.

N’hésitez pas à vous rendre à votre tour à la Chèvrerie de Rilly pour faire la rencontre de Célia et de ses chèvres. Célia vous accueille le mercredi de 16h à 19h et le samedi de 10h à 12h, de début avril à fin décembre. Vous pouvez également retrouver ses produits chez Terra’Vrac à Meung-sur-Loire, à la boutique du Moulin Laurentais ou encore auprès du Clos des Mauves, producteurs d’œufs, lors de leur vente à la ferme le samedi matin.

Enfin, si vous souhaitez vivre une expérience insolite en Petite Beauce, rendez-vous sur le site de Parcel pour réserver votre séjour.